OGM, mutagénèse, résistance aux pesticides, une enquête ordonnée par le Conseil d'Etat

Suite au recours judiciaire lancé par notre Cabinet le 12 mars 2015 au nom de 9 associations de défense de l’environnement, une mesure d’enquête vient d’être ordonnée par le Conseil d’Etat dans une décision avant dire droit du 13 avril 2016. Nous sommes invités à participer à l’enquête avec les associations, le premier Ministre et le Ministre de l’agriculture.

L’enquête devra notamment permettre de déterminer si les plantes mutées génétiquement pour résister aux pesticides présentent un risque pour la santé, et si elles ont été suffisamment évaluées avant leur mise en culture. Cette mesure exceptionnelle d’enquête ordonnée par la plus haute juridiction témoigne d’un doute des magistrats sur le dossier complexe et sur les précautions réelles prises par l’Etat dans ce domaine.

Ces plantes résistantes aux herbicides dont nous attaquons le décret d’autorisation permettent aux agriculteurs de semer puis de passer des herbicides sur les jeunes plantes tolérantes, ce qui évite tout travail de binage mécanique. L’herbicide est toléré par la plante. La difficulté est que les risques que présente l’usage de ces plantes génétiquement modifiées n’ont pas été évalués. Un décret ministériel les exonère de toute la réglementation relative aux organismes génétiquement modifiés. Ceci est d’autant plus plus problématique que nous découvrons aujourd’hui que de nombreux pesticides cancérigènes se trouvent présents dans notre alimentation. Qu’en sera t’il de ces plantes mutées génétiquement ?

Nous revendiquons dans notre recours l’application du principe de précaution afin de préserver la santé humaine et l’environnement.

 

Vous trouverez ci dessous le lien vers la Tribune des associations particulièrement instructive ainsi que la liste des soutiens prestigieux :